Camp de Pisagua, les photos couleur de Miguel Herberg

Le texte précédent, CHACABUCO, PISAGUA, LES PHOTOS, fait office d’introduction à la présentation des photos prises par Miguel Herberg le 30 janvier 1974 au camp de prisonniers de Pisagua.

Panneau à l'entrée du camp de Pisagua :  la mention "prisioneros de guerra" est là pour justifier les tribunaux militaires et leurs parodies de procès suivies d'exécutions (Photo Miguel Herberg, 30 janvier 1974).

Panneau à l’entrée du camp de Pisagua : la mention « prisioneros de guerra » est là pour justifier les tribunaux militaires et leurs parodies de procès suivies d’exécutions (Photo Miguel Herberg, 30 janvier 1974).

Le commandant du camp, le lieutenant-colonel Ramón Larraín Larraín, restera toujours derrière Peter Hellmich, Manfred Berger et Miguel Herberg quand ce dernier posera les questions aux prisonniers. Beaucoup de ces photos sont des photos volées entre deux prises, sans mise au point et au cadrage approximatif. Certaines sont significatives, d’autres moins. Les couleurs détériorées par le temps. Nos interventions sur ces documents numériques ont été faites pour permettre de reconnaître au mieux les visages.

Le matériel filmé le même jour sous la direction d’Herberg par le caméraman Peter Hellmich sera utilisé par le studio H&S pour le film Yo he sido, yo soy, yo seré (on en retrouve aussi de courtes séquences dans plusieurs autres des films d’Heynowski et Scheumann).

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Arrivée le 30 janvier 1974 au « Campo de prisioneros de guerra de Pisagua« . [/wppa]

Campo de Pisagua, vue aérienne – 3
Campo de Pisagua, vue aérienne –1
Campo de Pisagua, vue aérienne – 2
Campo de Pisagua, vue aérienne – 3
Campo de Pisagua, vue aérienne –1
Campo de Pisagua, vue aérienne – 2
Campo de Pisagua, vue aérienne – 3
Campo de Pisagua, vue aérienne –1
Campo de Pisagua, vue aérienne – 2
Campo de Pisagua, vue aérienne – 3
Campo de Pisagua, vue aérienne –1
Campo de Pisagua, vue aérienne – 2
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Les prisonnières (identification en cours) Détenues dans une annexe du cinéma du village de Pisagua, les détenues sont ici devant la mer. Par dérision, elles avaient baptisé ce lieu Playa Esperanza. Le panneau « Playa Esperanza » a été peint par G. Gonzalez Uberlan, l’auteur du petit tableau, un tank, offert à « Miguel » [/wppa]

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Pisagua, playa esperanza 4.JPG
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Pisagua, playa esperanza 3.jpg
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Exercices et défilés des prisonniers La mise en scène préparée pour la visite des « journalistes d’Allemagne de l’Ouest » à Pisagua tranche avec celle du camp de Chacabuco. Le lieutenant-colonel Ramón Larraín Larraín, tortionnaire et assassin, a choisi les défilés au pas cadencé et les exercices et chants à tue-tête. [/wppa]

Pisagua, prisonniers – 6
Pisagua, prisonniers – 4
Pisagua, prisonniers – 5
Pisagua, prisonniers – 3
Pisagua, prisonniers – 2
Pisagua, prisonniers – 1
Pisagua, prisonniers - 8
Pisagua, prisonniers - 9
Pisagua, prisonniers - 10
Pisagua, prisonniers - 11
Pisagua, prisonniers - 7
Pisagua, prisonniers – 6

Défilé et exercices pour les prisonniers les plus jeunes : [/wppa]

Jeunes prisonniers – 18
Jeunes prisonniers – 19
Jeunes prisonniers – 20
Jeunes prisonniers  – 21
Jeunes prisonniers  – 1
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Jeunes prisonniers – 2
Jeunes prisonniers – 3
Jeunes prisonniers – 4
Jeunes prisonniers – 5
Jeunes prisonniers – 6
Jeunes prisonniers – 7

Photo 3 : premier plan (premier rang), Luis Angulo Córdova; prisonnier à sa gauche non reconnu. 2e rang : Adolfo Núñez Quinteros, à sa gauche, Luis Tapia Hidalgo. 3e rang, premier : Pedro Aguilera Sanquea.

Photo 8 :  premier rang, Luis Angulo Córdova, à sa gauche prisonnier non reconnu, puis José Segura Gusi et Francisco Sibulka Díaz. Deux prisonniers non reconnus, puis Jaime Rodríguez et Freddy Alonso Oyanadel.

Photo 9 : au premier plan, Adolfo Núñez Quinteros. 2e rang, Pedro Aguilera Sanquea, à sa gauche Rodolfo Torres Adán. 3e rang, derrrière Aguilera, Luis González Gallardo.

Photo 12 : Entrée des prisonniers à la prison de Pisagua.

Photo 13 : les prisonniers sont sur le terrain surnommé « Cancha del Honor y la Deshonra » (terrain de l’honneur et déshonneur) lieu privilégié de punitions et violences individuelles ou collectives. En t-shirt blanc, face au prisonnier, le lieutenant Carlos Herrera Jiménez  aujourd’hui, condamné et incarcéré à la prison de Punta Peuco por des crimes commis à Pisagua (exécution de Nelson José Márquez Augusto, militant du Parti communiste), à La Serena et plus tard à Santiago comme membre de la DINA.

Photo 16 : De gauche à droite : premier rang, Héctor Pavelic Sanhueza, Adolfo Núñez Quinteros et Luis Angulo Córdova ; 2e rang, Pedro Aguilera Sanquea, Luis Tapia Hidalgo et non reconnu ; 3e rang, Rolando Velásquez Vargas, non reconnu, José Segura Gusi ; 4e rang, Sergio Aguilera García, Marino Jiménez Consuegra et Francisco Sibulka Díaz (avec lunettes), à côté de Sibulka, le lieutenant Carlos Herrera Jiménez ; 5e rang, Luis González Gallardo, non reconnu, Pedro Aravena Trujillo ; 6e rang, derrière Luis Gonzalez, Ricardo Clares Morales, autre prisonnier non reconnu. Page 17 : premiers rangs identiques aux rangs précédents. 7e rang, Víctor Brito Navarro, non reconnu, Jaime Rodríguez ; 8e rang, non reconnu, Raúl Díaz Bravo, Freddy B. Alonso Oyanadel (lunettes et moustache). 9e rang, prisonniers non reconnus et, le plus à droite, Eduardo Sanchez Cisternas.

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Un projet pour encore plus de prisonniers Le relevé photographique de ces baraquements neufs et encore inhabités ne peut mieux établir et illustrer le projet d’Augusto Pinochet en ce début de l’année 1974 : accueillir des centaines de prisonniers supplémentaires et faire de Pisagua le principal « campo de prisioneros de guerra » chilien. Le dictateur avait un faible pour le lieu. Jeune officier, il y avait été nommé garde-chiourme en 1948 quand le président Videla avait fait interné les dirigeants du Parti communiste chilien, dont Luis Corvalán. Non seulement ce projet d’extension devra être abandonné, mais la junte décidera quelques mois après la fermeture du camp. Trop de publicité lui est faite, la diffusion internationale des photos de Miguel Herberg à partir de mars 1974 y a beaucoup aidé. Quand le film réalisé par le Studio H&S avec le matériel tourné sous la direction d’Herberg à Chacabuco et Pisagua sortira en France, en Italie et en Allemagne de l’Ouest, les camps de Pisagua et de Chacabuco sont fermés depuis dix mois. [/wppa]

Extension du camp – 2
Extension du camp – 3
Extension du camp – 8
Extension du camp – 5
Extension du camp – 6
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Camp de Pisagua, les lieux le 30 janvier 1974 [/wppa]

14 Camp de Pisagua
15 Camp de Pisagua
16 Camp de Pisagua
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18 Camp de Pisagua
19 Camp de Pisagua
11 Camp de Pisagua
12 Camp de Pisagua
10 Camp de Pisagua
9 Camp de Pisagua
7 Camp de Pisagua
8 Camp de Pisagua

Textes de Jean-Noël Darde ( jndarde@gmail.com ).

4 réflexions au sujet de « Camp de Pisagua, les photos couleur de Miguel Herberg »

  1. Desgraciadamente no apareció nunca un SOS que con golpes de fierros se realizó en alfabeto Morse y que si se busca en las grabaciones originales debiera estar, porque fueron invitadas a realizar por mí a un compañero detenido que conocía dicho alfabeto (. . . – – – . . .) y que me comentó que lo había hecho mientras se entrevistaba a alguien y desde atrás se estaba enviando el mensaje.
    José Steinberg Montes

  2. Estimado:
    Por años,en mi familia, vimos estas imágenes en blanco y negro; asi pudimos conocer lo que mis abuelos experimentaron. Hoy, gracias a estas imágenes en color, pude ver de forma nítida y clara a mi abuela Nadia GARCÍA AGUILERA. Ella, muy emocionada, me ha pedido enviar sus agradecimientos a la persona que hizo esto posible.
    Eternamente agradecidos, se despide
    Luis Emilio ECHEVERRÍA DONAIRE, nieto de Nadia GARCIA AGUILERA, Ex prisionera política del campo de concentracion de Pisagua.

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